2016 IAP2 North American Conference – a Bursary’s-eye View – 2

Two of the winners of bursaries to attend the 2016 North American Conference were Manel Djemel, a doctoral candidate in environmental design at University of Montréal, and Charlie Carter, a staff member at the Ontario Centre for Excellence in Child and Youth Mental Health. They took on the job of gathering the notes and ideas generated from the Opening Plenary: a World Café on the central theme of the Conference.

charlie-profile-pic-workCharlie Carter

The opening plenary of the 2016 IAP2 conference used a World Café to explore three questions: Why should we care about public participation? What would happen if we stopped caring? Can we get more people to care?

Why should we care about public participation?

There are practical and philosophical reasons for why we should care about public participation. Conference participants linked public participation to democracy, citizenship and community. There was a shared sense that it’s simply the right thing to do – that people have a right to participate in decisions that affect them and our political system and society would not work without the involvement of an engaged public. Expanding on this point, many participants said we should care about public participation because it’s part of community building and engenders trust. The kind of face-to-face interaction that can occur in public engagement provides avenues for empathy and collaboration, while reducing the risk of people feeling alienated or disgruntled. S’il y a plus de participation il y aura moins de gens qui domine!

At a practical level, many people shared the belief that public participation is fundamental to elegant design and better decision making, especially because experts are not always right. Public participation can drive innovation and build support and ownership of difficult decisions.

Some comments reflected a theme that occurred at other times during the conference: that public participation is sometimes just a public relations exercise.

What would happen if we stopped caring?

Not caring could lead to increased community conflict, undermine community cohesion and polarise people. Ultimately there would be less democracy as government would make decisions, often on assumptions and without thoughtful consideration of sustainable change. Without any public voice, decisions would be unbalanced and trust would diminish further.

At an applied level, if public participation professionals stopped caring then participation would largely be tokenistic or people simply wouldn’t be heard. There could be more isolation, apathy, litigation, and civil disorder.

The point was made that even if we care now, many of these things are already happening – especially for those on the periphery and who don’t have a collective voice or access to power.

Can we get more people to care?

There was agreement that we can get more people to care and there are methods to help build buy-in. The engagement process needs to make it easy for people to participate, ensure enough time, meet people where they are and be based on respect and empathy for different perspectives. Those doing the engagement can model this and demonstrate a genuine desire to listen and hear. Communication about the process should be honest about how the public will influence decision making. While we don’t need everyone to care, we need to listen and act with integrity.

Feedback loops are essential. They share how input affects decisions and add to the regular communication about the relevant issues and process. Feedback loops are about sharing successes as well as failures – and give an honest report on who owns the outcome.

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manel_djemelManel Djemel

À l’occasion de la conférence nord-américaine de l’AIP2 Montréal 2016, un World Café a été organisé lors de la séance plénière d’ouverture. Cet espace d’échange et de partage fut une opportunité pour les conférenciers de communiquer et échanger autour de trois questions sur à la participation publique. Afin d’assurer la pérennité de leurs participations, ils ont esquissé leurs idées sur les supports papier fournis par les soins des organisateurs.

Pourquoi devrions-nous nous préoccuper de la participation du public?

Fut la première question autour de laquelle débattaient les conférenciers. Les opinions étaient divergentes et s’intéressaient essentiellement à l’aspect conséquentialiste de la question. L’argument principal fut la construction de la communauté de la citoyenneté. Toutefois, une résistance apparait quant aux résultats escomptés, vu que parfois les parties prenantes expriment la volonté de participer, sans toutefois que cela matérialise les objectifs dressés en amont.

La durabilité des décisions est aussi un argument en faveur de l’intérêt qu’il faut accorder à ce processus. Cet aspect requiert une attention particulière essentiellement vu qu’il nous engage en tant qu’acteur et citoyen pour assumer une responsabilité prospective (Jonas, 1998) à l’égard des générations futures. C’est aussi un aspect d’une éducation à promouvoir chez eux, afin qu’ils puissent construire leur avenir en adoptant des approches éthiques et participatives.

La construction saine des communautés repose sur la mise en place d’une atmosphère de confiance et de partage. Cela développe le sentiment d’appartenance et la volonté d’engagement chez le citoyen. C’est aussi un moyen de faire place à un plus grand nombre de parties prenantes pour s’exprimer et contribuer au projet. L’intelligence collective est alors, un des facteurs à prendre en considération lors de l’élaboration des projets. Il s’avère que le citoyen est parfois plus informé et conscient des enjeux de développement du projet que les experts qui peuvent parfois ne pas détenir toute l’information. Cette approche permettrait alors de : i) concevoir un « Design élégant », accepté et approprié par les citoyens, ii) permettre la collaboration entre les différentes parties prenantes du projet afin de pallier à la complexité et aux incertitudes générées par les projets, iii) permettre l’autonomisation des communautés et l’instauration d’une culture communautaire intégrée.

La prise de décision est aussi une des préoccupations primordiales dans le débat. Adopter une approche participative est un des piliers du système politique actuel, qui permet une meilleure délibération, et une démocratisation des processus. Les commutés contribuent à cet effet à la construction d’une décision réfléchie et plus responsable.

L’aspect éthique de la participation publique est perçu dans nombreuses recommandations qui évoquent l’empathie, le partage, la prise en compte des dimensions humaines et personnelles, la confiance et la responsabilisation. Toutes ces notions évoquent l’importance de la participation publique dans la construction d’une culture décisionnelle vertueuse et responsable.

Que se passerait-il si nous arrêtons d’en prendre soin?

Fut la deuxième question autour de laquelle s’articulaient les arguments qui pourraient être regroupés en 4 catégories : les aspects philosophiques et éthiques, la prise de décision, les risques sociétaux et la responsabilité rétrospective.

Le souci de l’apathie apparait sous plusieurs aspects et dans différents argumentaires. C’est une crainte généralisée de perdre l’enthousiasme du citoyen et sa démission de la sphère sociale. En effet cela intensifie le sentiment d’outrage et augmente ainsi l’isolement des parties. L’exclusion des parties prenantes et des citoyens du processus de prise de décision aurait des répercussions majeures sur le processus démocratique et sur la qualité des décisions. Ces dernières seraient précipitées, rapides et non réfléchies. Les instances politiques, n’ayant pas une vision éclairée des aléas des projets, des politiques locales et des enjeux du milieu, prendraient des décisions hypothétiques et surréalistes.

Délaisser la participation publique mène à une sous-représentation des communautés et leur exclusion de l’arène décisionnelle. A cet effet, les instances détentrice du droit de décision prendraient des décisions moins durables, et moins équilibrées. Ces risques sont aussi importants dans une prescrive ou cela génère des conflits potentiels et souvent une situation de statuts-co difficilement gérable. La polarisation, est aussi un des aspects évoqués qui luis aussi génère un risque d’échec des projets vu que les voix ne soient pas exprimées et que la participation soit symbolique. Ce qui augmente les risques de révoltes, de désordre civil, de protestations et de manque de cohésion dans la communauté.

La préoccupation du futur et la responsabilité prospective sont aussi une préoccupation générale. Il s’avère que nous devons nous préoccuper non seulement des processus et approches actuelles, mais aussi d’assurer une éducation de participation, de partage et de collaboration. Abandonner la participation publique représente alors une menace sur notre capacité à pourvoir changer le monde et une menace de souffrance face à la perte du sens de l’organisation et de l’esprit commentaire.

À la question pouvons-nous obtenir plus de gens qui s’intéressent ? La réponse fut une affirmation généralisée. Cette perception positive et optimiste de l’avenir s’est traduite par des arguments qui mettent de l’avant l’importance d’engager le processus participatif en amont des projets et de permettre aux acteurs de s’en approprier et s’y identifier.

L’exploration des pistes et moyens passait par des recommandations de partage des expériences ayant du succès et exprimer l’impact positif de participation publique sur la décision. En effet, sensibiliser les acteurs en leurs exposants des modèles de réussites et d’échecs aide à les inciter davantage à s’engager et à construire une culture de collaboration et de partage.  Le temps est un facteur important dans le processus participatif. Les délais et l’implication anticipée encouragent les citoyens à s’engager et facilitent ainsi le processus de recrutement.

Accroitre l’intérêt pour la participation chez les différentes parties prenantes dans les projets passe essentiellement par une politique d’information efficace et transparente. Ces démarches consistent essentiellement à la mise en place de procédure qui favorise de rejoindre les parties prenantes dans leurs lieux (travail, résidences, quartiers, villes, etc.) et de leur exposer les avantages du processus et son impact sur leurs intérêts. La vulgarisation des discours et la simplification des moyens sont un facteur important de réussite de ces démarches qui contribuent à une meilleure compréhension non seulement des enjeux, mais aussi des risques de leur désengagement sur la prise de décision.

Susciter l’intérêt d’un plus grand nombre d’acteurs passe aussi par leur responsabilisation et l’exploration de pistes de recherche d’un meilleur droit et d’une accessibilité accrue à la prise de décision.  La démonstration des valeurs et du respect de la dimension humaine dans le processus participatif accentue l’implication et la volonté de faire part du projet et de la décision.

Les objectifs escomptés par cette approche de stimulation de la participation donnent lieu à une culmination du niveau d’analyse et de conception, ainsi que celui des compétences et d’intégrité. Encourager les acteurs à s’engager dans la participation publique permet une ouverture disciplinaire et de meilleures conditions de prise de décision concertée et réfléchie.

En conclusion l’épreuve du World café a donné lieu à un foisonnement d’idées d’argument et de partage d’expérience. Prendre part de cette expérience fut une opportunité d’expérimenter les avantages de l’exploration de l’intelligence collective et les bénéfices de cette approche participative et de partage.

Références 

Jonas, H., (1998), Le principe responsabilité : une éthique pour la civilisation technologique; traduit de l’allemand par Jean Greisch. Paris : Flammarion 1998, c1990.

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